Mon enfant n’aime pas les légumes ! Avez-vous un jardin ?

Mon enfant n’aime pas les légumes ! Avez-vous un jardin ?

Au  sein de notre entreprise, La Fringale, nous sommes en constante réflexion sur la seine alimentation des enfants. Trop souvent, malheureusement, l’affirmation : « mon enfant n’aime pas les légumes ! » nous vient aux oreilles. Même si le fait que les enfants ne mangent pas de légumes nous désole, ce type de commentaire est un défi et une source d’inspiration pour nous.

Souvent j’ai écrit des billets suscitant l’interaction des enfants avec la nourriture qu’ils consomment. Je radote souvent que je pense que les enfants grandissent trop loin de la nourriture qu’ils mangent. C’est à dire qu’avec tous les repas déjà préparés, plusieurs enfants ne connaissent pas du tout la provenance des légumes, de la viande, etc. Pour certain, la nourriture pousse dans des boîtes de carton.

Il y a donc deux interrogations sous jacentes à ce type de situation :

Quelle est la meilleure façon d’éduquer nos petits sur l’alimentation;
Quelles sont les meilleures stratégies pour que nos monstres mangent des légumes.

Quels sont donc les outils dont nous disposons en tant que parent pour remédier à tout ça. Le premier outil que nous avons appris à utiliser est la fameuse menace : « Si tu manges pas tes légumes tu n’auras pas de dessert ! » Plusieurs générations l’on utilisé et je me demande même si elle n’est pas inscrite dans le mode d’emploi que l’on reçoit à la naissance d’un môme.

Ce type d’affirmation est problématique et ne procure qu’une solution à très court terme sans, en fait, s’attaquer à la racine du problème. Cette menace comporte deux effets secondaires sur l’attitude de nos enfants.

Renforcement de l’effet et l’approche négative face aux légumes dans la tête de nos enfants. La menace ne les fait pas apprécier les produits mais les obligent à consommer les légumes en gardant un gout amer.
Une revalorisation des plats qui ne sont pas nécessairement bons pour la santé. En général les desserts sont riches en sucre et en matières grasses.

Comme dans tout, une idée, action ou concept est toujours facile à faire accepter lorsqu’elle provient de la personne concernée. Quels sont donc les moyens dont nous disposons pour que nos enfants demandent des légumes et en mangent ?

Le concept de base est, selon moi, d’être en mesure de rapprocher les aliments désirables de l’intérêt des enfants. Vos enfants sont des éponges, et le plus qu’on les alimente de connaissance et qu’on leur porte intérêt le plus ils seront heureux. J’ai souvent écrit sur le fait que nous devons cuisiner avec eux et leur montrer. S’ils ont cuisiné un plat avec vous et qu’ils y ont passé du temps de qualité, vos chances qu’ils en mangent seront grandement augmentées.

Voici donc un exemple : Lilipuce qui a maintenant 4 ans m’accueille à tous les soirs, me sautant dans les bras et me posant à chaque fois la question suivante : « Est-ce qu’on va chercher des patates dans le jardin ce soir ? »

Alors, la majorité des fois je prends un peu de temps de qualité avec elle et nous allons faire un tour dans le jardin pour aller chercher des légumes en lui expliquant les concepts de bases. Souvent on a pas fait deux pas dans le jardin qu’elle s’est déjà enfilée quatre ou cinq fèves dans le sifflet à mon insu. En fait, les fèves sont une denrée très rare dans notre jardin principalement dû à Lilipuce. Par contre, cueillir des pommes de terres… C’est la tombola ! Se mettre les deux mains dans la terre et creuser pour les trouver, quelle partie de plaisir.

Par la suite on entre dans la maison, Lilipuce monte sur son escabeau et nettoie les légumes pour par la suite nous aider avec le souper. Pendant tout ce temps elle dévore des connaissances et est très heureuse que nous passions ces moments de qualité avec elle.

Trop souvent on entend que nos vies sont trop occupées pour faire ce genre de choses mais je dois m’opposer à cette façon de voir les choses. Premièrement, ça ne prend pas beaucoup plus de temps de cuisiner avec ses enfants et en fait ça les occupe en attendant le souper.  Ultimement, c’est une décision de priorités.

J’admets que nous sommes privilégiés d’avoir assez d’espace pour avoir pu faire un jardin avec nos enfants cet été. Par contre, ce n’est qu’un exemple d’un concept plus fondamental. Une simple journée pour aller visiter les marchands de légumes ruraux, aller cueillir des pommes, etc… Le secret est dans l’attention que l’on porte lettuce on a fieldà l’éducation de nos enfants face à l’alimentation.

Lorsqu’on cuisine il y a toujours des étapes qui peuvent être accomplies par des enfants : mélanger, nettoyer, pétrir, etc. Croyez-moi, ils adoreront.

Ce genre de gestes inévitablement renforciront positivement l’appréciation des enfants envers les légumes et la cuisine ainsi qu’aider à les éduquer sur une saine alimentation.

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About the Author

Entrepreneur spécialisé en gestion de projet, technologie et alimentation. Je travail présentement avec mon père comme directeur du développement de la Fringale. Un traiteur scolaire de la région de québec.