J’ai fait mon choix. Auriez-vous fait le même ?

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Le président du conseil d’administration de Moisson Québec, Claude Francoeur, a été arrêté à son domicile mercredi et accusé de leurre d’enfants sur internet. Source

Moisson Québec étant la principale fondation avec laquelle nous sommes associée, ceci nous touche directement. Surtout que 90% de notre chiffre d’affaire est destiné au bien-être des enfants.

Me voici donc confronté à faire un choix par rapport à notre relation avec Moisson Québec.

Mes options sont:

  • Cesser nos activités avec Moisson Québec sur le plan commercial et publicitaire par crainte d’association avec la situation et les dommages potentiels à notre image de marque.
  • Continuer nos activités avec Moisson Québec en prenant en considération que nos gestes sont posés et continueront de l’être, pour le bien-être des familles démunies.

J’ai fait mon choix

Suite à une longue réflexion, j’ai statué que pour la Fringale, le bien-être des familles et des enfants passe au premier plan et pour ce faire, je continuerai de supporter Moisson Québec dans ses activités. J’ai choisi de faire confiance au fait que vous comprendrez la nuance.

Ma réflexion

Je dois vous avouer que ma réaction initiale fut de vouloir protéger mon entreprise et tous ceux qui y travaillent en établissant une séparation claire de notre association avec Moisson Québec. Après tout, mon devoir principal à la tête de la Fringale est la protection de mes employés et de la compagnie.  Selon moi, il n’y a rien de pire que de s’attaquer aux enfants et nous avons bâti notre réputation et image de marque en conséquence.  Quel est l’effet d’un tel geste posé par un individu sur la perception des gens face à notre organisation?

En me posant cette question, c’est là que ma réflexion a évoluée.  En effet, nous parlons de gestes qu’il a commis à titre d’individu, et non à titre de président de l’organisation.  Si je cesse toute activité avec Moisson Québec, c’est-à-dire si je ne donne plus des milliers de repas par année à cet organisme, quelles en seront les conséquences?  Et surtout, est-ce que ces conséquences vont à l’encontre de mes valeurs personnelles et professionnelles?

Si je cesse toute activité, le résultat est relativement simple: des milliers de familles dans le besoin auront beaucoup plus de difficulté à se mettre quelque chose sous la dent. Devrais-je condamner des familles dans le besoin pour les gestes d’un individu? Non.

J’ai l’habitude d’agir avec transparence et comme le jeu de l’autruche ne fait pas partie de mes valeurs personnelles, je tenais à partager avec vous ma réflexion.

Mais dites-moi, qu’auriez vous fait à ma place?

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About the Author

Entrepreneur spécialisé en gestion de projet, technologie et alimentation. Je travail présentement avec mon père comme directeur du développement de la Fringale. Un traiteur scolaire de la région de québec.