Préférences alimentaires : La faute des gènes ou de l’éducation?

degout

Quand un enfant est difficile, on se demande toujours si c’est parce que les parents n’ont pas insisté, parce que ceux-ci sont eux-mêmes difficiles ou si c’est juste une question de papilles. La réponse : un peu des trois.

Dans les faits, la définition des préférences alimentaires est beaucoup plus complexe qu’on ne l’imagine. La perception des saveurs est un mélange de culture, d’éducation, d’expériences et de génétique. Les spécialistes n’ont pas identifié de lien de cause à effet direct, mais une chose est sûre, tout ça commence… avec le liquide amniotique.

Enceinte : mangez varié!

Du moins si vous voulez augmenter les chances que votre enfant mange de tout. On n’y pense pas toujours, mais avant la naissance, les enfants sont exposés à une foule de saveurs et d’odeurs (choisis par la mère ou la culture locale) qu’ils perçoivent en avalant le liquide amniotique. Des études ont démontré qu’après la naissance, les bébés recherchent ces mêmes odeurs et les apprécient davantage.  Plus les enfants auront goûté à la diversité dans le ventre de leur mère, dans le lait maternel et à l’étape de la diversification (quand on commence à leur donner céréales et purées), moins ils seront réticents à la nouveauté quelques années plus tard.

Pas juste la faute des parents

Mais attention, cette règle n’est pas infaillible et vers l’âge de 4-6 ans, les goûts commencent à être influencés par les comportements des autres enfants et des parents (même les expressions faciales comptent), les expériences vécues hors du cercle familial et leurs propres papilles gustatives.

Donc si votre enfant ne mange pas de légumes, ne vous tapez pas trop sur la tête. C’est prouvé, certains enfants sont plus sensibles que d’autres aux légumes plus amers comme le brocoli et le chou-fleur. En général, le dégoût diminue avec l’âge mais en attendant : diversifiez. Il existe une variété de légumes colorés que votre progéniture engloutira peut-être avec plaisir!

Dent sucrée n’engendre pas nécessairement dent sucrée

C’est un mythe de croire que les préférences sont transmises génétiquement. La préférence sucré/amer est plutôt déterminée par la sensibilité des récepteurs situés sur les papilles gustatives. Il n’en demeure pas moins que lors des repas pris à la table familiale, l’enfant fait l’apprentissage de règles, d’habitudes et de normes qui vont guider ses préférences et son comportement alimentaire. En d’autres mots : si vous ne mettez pas la même chose dans l’assiette des enfants que dans celle des parents, ils s’en rendront compte : « Si papa n’en mange pas, je n’en mange pas non plus! ». Solution : des légumes pour tout le monde! Compris?

Cuisiner, diversifier, goûter et goûter encore

L’humain, par instinct, est néophobe. C’est à dire qu’il est réticent à la nouveauté. Physiologiquement, c’est ce qui nous permet de manger seul… et c’est un réflexe qui apparaît à 4 ans. À cet âge, les enfants rejettent tout aliment qu’ils ne connaissent pas – et parfois même ceux qu’ils avaient l’habitude d’aimer. Pour éviter les scènes embarrassantes en visite, assurez-vous de leur présenter régulièrement une diversité d’aliments de façon positive et non restrictive («Hum, c’est bon » au lieu de « Mange, sinon pas de dessert ». Essayez aussi de nommer les aliments (de grâce, n’appelez pas tout « du poulet » ou « des pommes de terre. ») et impliquez-les dans la préparation des repas. Ils auront hâte de goûter à ce qu’ils auront cuisiné.

Ouvrez votre bouche… et votre esprit!

La règle d’or (pour les enfants ET les adultes) : goûter à tout – sans obligation de tout manger. Et goûter un même aliment plus d’une fois. On dit que ça peut prendre jusqu’à 9 fois avant d’aimer un aliment. Pourquoi? En partie parce que les récepteurs des papilles se renouvellent régulièrement et parce que moins un aliment est nouveau et plus on l’associe à des expériences positives, plus on l’aime. C’est d’ailleurs comme ça que les sushis (qui a aimé les algues la première fois?), la coriandre, l’aigre-doux et les autres plats issus de cultures différentes ont fait leur place dans notre quotidien.

Et vous? Vos enfants sont-ils difficiles?

Est-ce que vous avez testé quelques-uns de ces trucs?

En avez-vous d’autres qui fonctionnent?

*Source : Revue La Recherche, Juillet-Août 2010

Autres articles similaires:

About the Author

Je suis Julie. Une rêveuse… qui agit aussi. J’écris, je fais du Web, j’ai l’âme d’une entrepreneure. Je suis une rédactrice et une conseillère en mieux-être passionnée de la vie, de développement personnel, d’alimentation santé et de mise en forme dans un cadre sain et équilibré. Je construis la vie dont je rêve. Rien de moins. Et vous le pouvez aussi. Découvrez comment sur mon blogue : www.riendemoins.com Psst : Découvrez plus de recettes santé, simples et goûteuses dans mon livre de recettes gratuit.